mardi 4 juillet 2017

Lapsus, tourment et bienveillance

Soutenir un mémoire n’est pas chose facile. Surtout lorsque la personne qui le présente est persuadée qu’elle a plus de chance de rater que de réussir. Après tout, pourquoi ces éminents professeurs qui composaient le jury trouveraient-ils ce que j’avais écrit suffisamment digne d’intérêt ?! Le sentiment d’être une imposteure (oui je féminisme les mots) est tellement ancré en moi que ça pourrait être un tatouage invisible.

mercredi 9 novembre 2016

Comprendre

Depuis ce matin, j’ai l’impression d’être schizophrène dans ma tête. D’un côté ma peur et le sentiment de m’être réveillée dans un monde pré-apocalyptique me font angoisser, fulminer et traiter de crétins dégénérés de fin de race les électeurs du mec à la touffe orange (je n’arrive pas à écrire son nom).
De l’autre, je me dis que des personnes, beaucoup, ont voté en conscience pour cet homme ; que cela va arriver en France aussi avec les élections en mai 2017 et j’ai besoin de comprendre, vraiment.

Comprendre. Verbe à racine latine cum « avec » et prehendere « prendre, saisir » : Avoir, élaborer, recevoir dans son esprit la représentation nette d'une chose, d'une personne. Saisir intellectuellement le rapport de signification qui existe entre tel signe et la chose signifiée, notamment au niveau du discours (source : CNRTL).

dimanche 28 août 2016

Je t'amitié

L'amitié… Quand j'ai regardé dans le Larousse, j'ai trouvé cette fadasse définition « Sentiment d'affection entre deux personnes ; attachement, sympathie qu'une personne témoigne à une autre ».
Après, chacun a une définition, une idée et un vécu de ce que c'est. C'est personnel bien sûr. Alors je vais juste vous parler de l'amitié, selon moi.

Pendant très longtemps, je n'avais pas beaucoup d'amis voire pas d'amis du tout et cela m'allait très bien : cela demande du temps et de la disponibilité d'avoir des amis. Ce ne sont pas des potes ou des connaissances. Remarquez, je n'avais pas plus de potes que d'amis, je n'ai jamais été très douée pour les relations sociales. Ajoutez à cela que j'avais l'impression de venir d'une autre planète et de ne pas avoir les codes de celle sur laquelle j'avais échoué. J'étais timide, introvertie, gauche, hypersensible et solitaire. J'avais une galaxie entière de mondes variés en moi (ce qui est souvent le cas lorsque l'on est différent-e). J'avais, en outre, le besoin de devoir constamment m'excuser d'être là. Pas le plus simple pour se lier d'amitié.

Petit à petit j'ai grandi et j'ai mûri. Cela ne veut pas dire que c'est hyper facile mais j'ai appris à dépasser certaines de mes peurs et à aller à la rencontre de personnes.

L'amitié c'est de l'amour.

mardi 17 mai 2016

Pourquoi NON ?

C'est Kevin qui s'amuse pendant les récréations à soulever la jupe de Marine ou de Léa. Parfois les instits voient quelque chose et crient « Kevin ça suffit! » et parfois les adultes ne voient rien. Marine ou Léa en ont parfois parlé à leur(s) parent(s). Les réactions vont de « je vais aller voir la maîtresse » à « mais c'est pour jouer » avec parfois « je vais aller voir la maman de Kevin à la sortie de l'école » « non s'il te plaît après il va encore plus m'embêter ». Dans le meilleur des scénarios, Kevin finit par arrêter parce que les adultes ont interdit/puni/crié. Marine ou Léa ne veulent plus trop porter de jupes à l'école parce que si ce n'est pas Kevin, y'a Paul qui les embête aussi. Ce sont des jeux d'enfants me direz-vous, pas géniaux mais bien inoffensifs. Vraiment ?

mercredi 6 avril 2016

Cette belle histoire...

C'est l'histoire d'une amitié. C'est l'histoire de la naissance d'une BD. C'est une belle histoire…

Lorsque j'ai rencontré mon amie, tout ce que je savais de son compagnon est qu'il était scénariste.
Lorsque je l'ai rencontré lui, il était sur un projet BD important qu'il se préparait à présenter à des éditeurs, avec son co-auteur. Il a eu, entre autre, l'idée de la première histoire, son co-auteur a apporté l'idée d'étendre à un concept plus complexe. Ils ont décidé d'écrire à deux.
Neuf arts, neufs histoires, neuf époques et contextes différents, une seule vie. Je l'ai écouté me raconter l'idée générale puis chaque tome. Je me suis demandée comment une telle idée avait trouvé naissance et comment elle avait pu se déployer pour prendre une telle ampleur. J'ai trouvé le concept fabuleux et chaque histoire géniale.

vendredi 11 mars 2016

Taper le mur - Brève de mes études

Je serais marathonienne, je dirais que je viens de taper le mur au 40ème kilomètre. Je ne suis pas marathonienne mais j'ai repris mes études. Et je viens de taper le mur.
D'ordinaire, lorsque des échéances importantes approchent je suis shootée à l'adrénaline, je stresse et je bosse comme une dingue. Là, il ne se passe rien. Je ne me sens pas prête et il ne se passe rien. Pas de stress. Pas d'envie de bosser. Pas d'envie. Rien.

Reprendre ses études en cours du soir – du samedi – des vacances c'est bien car ça permet de concilier avec une vie professionnelle et sa vie personnelle. Sauf que forcément, c'est plus long, surtout quand on vise un Bac +5 (non mais quelle idée!).

Donc étudier, prendre le train, habiter à plusieurs endroits, faire en sorte que cela fonctionne du mieux possible, gérer le quotidien, faire bonne figure, voir le bon côté des choses, tirer le positif même quand c'est moisi, ne pas se laisser abattre. Objectivement, mes conditions de vie matérielles sont plutôt bonnes. Et il paraît que j'ai la joie de vivre. Et puis après tout, personne ne m'a forcé à reprendre mes études que je sache. Et en plus, j'ai une sainte horreur de la plainte compassionnelle, des "oh ma pauvre" et autre joyeusetés. Donc du coup, de quoi je me plains ? Et ce qui est terrible, quand tu as réussi mieux que bien jusque là, c'est que tes doutes ne paraissent pas ou plus légitimes. Pourquoi douter puisque jusqu'à présent tu as sacrément bien réussi? 

Je n'avais jamais mesuré à quel point ce qui est fou peut rapidement devenir ordinaire. J'ai une vie de dingue et c'est devenu mon ordinaire. Donc du coup, pourquoi chouiner puisque j'ai une vie ordinaire ? Alors, j'avance. Sauf que là, point de saturation atteint. Ça coince à tous les étages et mon corps me fait la gueule.

Oh bien sûr, je vais repartir et aller au bout. Après tout, je n'ai plus qu'un examen et un mémoire à écrire et soutenir. C'est presque rien au regard du chemin déjà parcouru. Presque rien.

Le p'tit cheval dans le mauvais temps… 
 

mardi 1 mars 2016

#OnVautMieuxQueÇa

Quand je travaillais dans une exploitation agricole, j'ai remplacé pendant plusieurs semaines une machine défaillante, appelée mireuse et qui trie les œufs qui viennent d'être pondus. Des centaines de milliers d’œufs chaque jours. J'ai manipulé à mains nues et sans masque de protection des œufs couverts de merde de poule. Quand j'ai demandé à avoir des gants on m'a dit, à peu presque, que j'étais pas au Ritz. J'avais besoin de taffer. J'ai fermé ma gueule.


Je pourrais vous faire une longue liste de ce que j'ai vécu au travail mais cela n'est pas mon envie. Si vous lisez ce blog depuis un moment, vous savez de quoi je parle, sinon, cela n'est pas très grave car mon propos aujourd'hui n'est pas de rester centrée sur mon expérience.

Le travail… Je vais zapper l’étymologie et la définition de ce mot « travail ». En psychologie du travail, les termes emploi – activité – travail sont clairement différenciés (je vous épargne le jargon et les définitions). On peut travailler sans pour autant avoir un emploi salarié, par exemple. Ça vous paraît incongru ? Une personne qui est au foyer à s'occuper de la bonne marche de la maison, de toute la logistique, des enfants ? En psycho du travail on dira qu'elle travaille mais sans pour autant avoir un emploi salarié. Une personne bénévole dans une association qui donne de son temps et de ses compétences ? Elle travaille aussi. Et qu'en est-il des personnes dont le-la conjoint-e a une activité professionnelle non salariée et qui aident sans pour autant avoir de statut ? Elles travaillent également ! Et des exemples comme ceux-là il y en a à la pelle !!