mercredi 23 mai 2012

La septième minute

C'est lent et chaloupé. Une mélodie entêtante, glissée et heurtée. Un air de jazz au piano qui peu à peu te happe et ne te lâche plus.
Quelques hésitations, quelques langueurs puis à la septième minute et quelques notes, tout semble s'agréger et prend de l'ampleur, de la rondeur et de la grandeur. La mélodie t’attrape les tripes et t'emporte. Après, il suffit de te laisser guider dans les phrases musicales et l'intensité de cette beauté. Mais pour éviter que tu ne perdes pieds, il y a des ruptures de rythme, des moments d'épure et des cassures. Cela ressemble presque à des sauts de réalité. Puis, à nouveau, un peu comme s'il crochetait ton petit doigt avec le sien, il te ramène à lui et tu fais quelques pas musicaux de plus, presque inquiète qu'il ne te laisse aller.

Il en va de la vie du blog comme de ce voyage musical, enfin, en quelque sorte. Vous vous dites que je suis folle ? Peut-être un peu mais pas tant que ça. Et c'est bien de voyage dont il s'agit.

jeudi 3 mai 2012

Quand l'âme erre (&) monte


Ça commence comme un friseli à la surface de l'eau, le bruissement d'une aile, un souffle dans le cou. C'est comme un frisson imperceptible qui en annonce les prémices.

Je peux le percevoir si je suis disponible à ça ou ne rien capter ou alors même l'ignorer. Cela peut arriver n'importe où et n'importe quand. En voiture, seule, accompagnée, sur la Ligne, dans les vestiaires, en soirée...

Mais cet appel ne se laisse pas écarter sans y revenir. L'imperceptible s'affirme et gagne en force. Il envahit tout le corps, démange les mains, crée l'impatience. L'indifférence n'y fait rien. Il finit par m'attraper toute entière et m'oblige à le reconnaître.